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Temps de travail et congés

Jours fériés : quels sont vos droits selon votre convention

Les jours fériés sont définis par la loi, mais c'est souvent votre convention collective qui en précise le traitement : chômé payé, travaillé avec majoration, ou compensé en repos.

La France compte 11 jours fériés légaux. Chacun fait l'objet de règles qui varient selon le secteur, la convention collective et le type d'employeur. La loi pose des garanties minimales, et les conventions les complètent, parfois considérablement.

Les 11 jours fériés légaux en France

Jour fériéDate
Jour de l'An1er janvier
Lundi de PâquesVariable
Fête du Travail1er mai
Victoire 19458 mai
AscensionVariable (jeudi)
Lundi de PentecôteVariable
Fête Nationale14 juillet
Assomption15 août
Toussaint1er novembre
Armistice 191811 novembre
Noël25 décembre

En Alsace-Moselle, deux jours fériés supplémentaires s'appliquent : le Vendredi Saint et le 26 décembre (Saint-Étienne). Ces jours font partie du droit local maintenus par la législation.

Jour férié chômé et payé : la règle générale

Un jour férié non travaillé doit être rémunéré comme un jour ordinaire, à condition que le salarié ait plus de 3 mois d'ancienneté dans l'entreprise (ou que sa convention prévoie un seuil différent). C'est la règle pour tous les jours fériés sauf le 1er mai, qui bénéficie d'un régime particulier.

Le 1er mai, cas à part

Le 1er mai est le seul jour férié légalement obligatoirement chômé. Tout salarié a le droit de ne pas travailler ce jour, sauf dans les établissements pour lesquels le travail ne peut être interrompu (hôpitaux, transports, hôtels...). En cas de travail le 1er mai, la majoration est de 100 % du salaire journalier, sans possibilité de remplacement par un repos.

Peut-on vous imposer de travailler un jour férié ?

Pour tous les jours fériés autres que le 1er mai, l'employeur peut imposer le travail si :

  • La convention collective ou un accord d'entreprise l'autorise
  • L'activité de l'entreprise le justifie (secteurs à activité continue : restauration, hôtellerie, santé, transport, sécurité...)

Dans ces secteurs, le travail des jours fériés est une condition normale d'emploi. La compensation (majoration ou repos) est précisée dans la convention ou l'accord d'entreprise.

Secteurs à activité continue

Dans les secteurs où la continuité du service est essentielle (hôtellerie-restauration, hôpitaux, transports, sécurité, distribution alimentaire ouverte les dimanches...), le travail des jours fériés fait partie des conditions d'emploi. Votre convention collective précise les compensations dues.

Les compensations pour travail un jour férié

Lorsque l'employeur fait travailler un salarié un jour férié, la compensation prend généralement l'une des deux formes suivantes, selon ce que prévoit la convention :

Majoration de salaire : le taux varie selon les conventions. Certaines prévoient 25 %, d'autres 50 %, d'autres encore 100 % pour certains fériés. La convention HCR prévoit par exemple une majoration de 10 % sur les heures fériées, avec possibilité de remplacement par un repos.

Repos compensateur : le salarié récupère un jour équivalent, à prendre dans un délai fixé par la convention ou l'accord d'entreprise.

Que se passe-t-il si le férié tombe un dimanche ?

Si un jour férié tombe un dimanche, la règle dépend du secteur :

  • Si l'entreprise ne travaille pas le dimanche habituellement, un « pont » ou un jour de remplacement peut être accordé selon les usages ou la convention
  • Si l'entreprise travaille le dimanche (restauration, hôtellerie), le salarié au travail ce dimanche-férié cumule les droits liés au dimanche et au jour férié, selon les dispositions de sa convention

Ce que prévoient les principales conventions

Les conventions collectives les plus importantes prévoient des dispositions variées sur les jours fériés. La convention HCR encadre précisément les compensations pour les secteurs ouverts toute l'année. La convention du sport prévoit des aménagements pour les compétitions les jours fériés. La convention des transports routiers permet le travail des fériés avec des indemnités spécifiques. Dans tous les cas, la convention complète et précise les règles légales.

Pour connaître les dispositions exactes de votre convention, recherchez « jours fériés » ou « férié » dans le texte de votre convention sur code.travail.gouv.fr.

Questions fréquentes

Mon employeur peut-il me faire travailler le 1er mai ?

Seulement dans les établissements pour lesquels le travail ne peut être interrompu (hôpitaux, transports, hôtellerie...) ou dans les établissements autorisés par arrêté préfectoral. Dans ce cas, la majoration de 100 % est obligatoire, sans possibilité de remplacement par un repos.

Un jour férié tombe pendant mes congés payés : est-ce un jour de congé en moins ?

Non. Un jour férié chômé qui tombe pendant vos congés payés ne s'impute pas sur vos congés. Vous bénéficiez du jour férié et conservez ce jour de congé à utiliser ultérieurement.

Ai-je droit à une compensation si un jour férié tombe sur mon jour habituel de repos ?

En principe non, selon la règle générale du Code du travail. Certaines conventions prévoient un jour de remplacement si un férié tombe un jour non habituellement travaillé. Vérifiez les dispositions de votre convention collective.

Un salarié en CDD a-t-il les mêmes droits sur les jours fériés qu'un CDI ?

Oui. Les droits sur les jours fériés s'appliquent à tous les salariés, quelle que soit la nature de leur contrat (CDI, CDD, temps partiel). La seule condition est en général l'ancienneté minimale (souvent 3 mois) pour le maintien de salaire lors d'un férié chômé.

Sources

  • https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2291
  • https://code.travail.gouv.fr/

Dernière mise à jour : 05/07/2026.

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