La convention Syntec régit l'informatique, l'ingénierie, le conseil et les études. Elle fixe des minima par position et des règles précises sur le préavis des cadres.
La convention Syntec, identifiée par le code IDCC 1486, s'applique aux entreprises de l'ingénierie, du numérique, des études et du conseil. Elle couvre les développeurs, les consultants, les ingénieurs et les fonctions support des sociétés de services informatiques (ESN, anciennement SSII), des cabinets de conseil en management et des bureaux d'études techniques.
Le champ est large : éditeurs de logiciels, ESN, cabinets de conseil en management, bureaux d'études techniques et scientifiques, sociétés de sondage. La distinction ne porte pas sur le titre du salarié mais sur l'activité principale de l'entreprise. Un développeur salarié d'une agence de communication peut ne pas relever de Syntec si l'activité principale de l'employeur appartient à une autre branche.
Comment vérifier
Le code IDCC 1486 doit figurer sur votre bulletin de paie. L'intitulé exact est « bureaux d'études techniques, cabinets d'ingénieurs-conseils, sociétés de conseils ».
La Syntec organise les emplois en Positions, découpées en deux familles. Les ETAM (employés, techniciens, agents de maîtrise) regroupent les Positions 1 à 2.1. Les cadres commencent à la Position 2.2. Chaque position est associée à un Coefficient minimum qui détermine la rémunération plancher.
| Famille | Positions | Profils types |
|---|---|---|
| ETAM | 1, 2.1 | Techniciens, assistants, développeurs juniors |
| Cadres | 2.2, 2.3, 3.1, 3.2, 3.3 | Ingénieurs, consultants, chefs de projet, directeurs |
La position influe directement sur le préavis, la période d'essai et les droits en cas de rupture. Un salarié classifié en Position 1 n'est pas cadre, même si son intitulé de poste contient le mot « ingénieur ». C'est la classification contractuelle qui prime.
La quasi-totalité des cadres Syntec sont soumis à une convention de forfait en jours. Ils ne comptent pas des heures mais des jours travaillés. Le plafond légal est de 218 jours par an, ce qui génère en pratique entre 10 et 14 jours de RTT selon le calendrier annuel (nombre de jours fériés tombant un jour ouvré).
Les ETAM restent sur une base de 35 heures hebdomadaires. Un accord d'entreprise peut moduler cette durée ou prévoir un dispositif d'annualisation. Les heures supplémentaires sont majorées selon les taux légaux.
Le forfait jours, ça s'encadre
Un salarié au forfait jours a droit à un entretien annuel portant sur sa charge de travail, l'organisation de son temps et l'articulation vie professionnelle-vie personnelle. L'absence de cet entretien peut invalider le forfait, avec des conséquences financières pour l'employeur.
Les durées de préavis en Syntec sont parmi les plus longues du secteur privé, notamment pour les cadres. La convention élève le plancher légal :
| Statut | Ancienneté | Durée du préavis |
|---|---|---|
| ETAM | Moins de 2 ans | 1 mois |
| ETAM | 2 ans et plus | 2 mois |
| Cadres | Toute ancienneté | 3 mois |
La période d'essai pour les cadres est de quatre mois, renouvelable une fois (huit mois au total). Pour les ETAM, elle est d'un à trois mois selon la Position, renouvelable une fois. Ces durées s'appliquent sauf accord contraire dans le contrat.
Calculez votre préavisEstimation immédiate selon votre statut et ancienneté.→La convention Syntec ne prévoit pas de prime d'ancienneté obligatoire au niveau de la branche. Des accords d'entreprise peuvent en créer une, et certains grands groupes l'intègrent. Les frais professionnels des salariés en déplacement sont remboursés selon les barèmes de la convention (repas, nuit, transport), détaillés dans l'avenant correspondant.
Le 13e mois n'est pas prévu par la convention. Il résulte d'un accord d'entreprise ou d'une clause contractuelle. Les tickets restaurant, également hors convention, sont répandus dans le secteur sans être une obligation.
Le droit aux congés payés respecte le minimum légal : 30 jours ouvrables (cinq semaines) par an. Les salariés au forfait jours bénéficient en plus de leurs jours de RTT dont le nombre varie selon l'année. Les jours fériés sont chômés et rémunérés, sans dispositif conventionnel spécifique au-delà du Code du travail.
Un accord de télétravail a été signé en 2021 au niveau de la branche, encadrant le télétravail régulier et occasionnel pour les salariés Syntec. Il fixe notamment les règles d'équipement, d'indemnisation et de réversibilité.
L'indemnité légale de licenciement s'applique dans la Syntec comme dans toute convention. Certains accords d'entreprise prévoient des planchers plus favorables, en particulier pour les cadres de longue date. La rupture conventionnelle suit les règles légales, avec pour plancher le montant de l'indemnité légale de licenciement.
Estimez votre indemnité de licenciementCalcul basé sur le Code du travail.→ Estimez votre indemnité de licenciementSimulateur gratuit basé sur votre ancienneté et votre salaire. →La convention Syntec porte le code IDCC 1486 et correspond à la brochure n° 3018 au Journal officiel. Elle couvre les bureaux d'études techniques, cabinets d'ingénieurs-conseils et sociétés de conseils.
Pas automatiquement. La convention s'applique aux entreprises dont l'activité principale relève du secteur informatique, de l'ingénierie ou du conseil. Un développeur salarié d'un commerce ou d'une banque relève de la convention de son employeur, pas de Syntec.
Le statut de cadre commence à la Position 2.2 dans la convention Syntec. Les Positions 1 et 2.1 correspondent aux ETAM (employés, techniciens, agents de maîtrise), même si l'intitulé du poste contient le mot « ingénieur ».
Le nombre de RTT varie chaque année selon le calendrier. Avec un plafond de 218 jours travaillés, on obtient en général entre 10 et 14 jours de RTT par an, selon le nombre de jours fériés tombant en semaine.
Non. La convention Syntec ne prévoit pas de 13e mois au niveau de la branche. Il dépend des accords d'entreprise ou des clauses du contrat de travail individuel.
Dernière mise à jour : 05/07/2026.